Délit d’entrave numérique : Quand les anti-IVG s’invitent jusque dans nos salles à manger

La proposition de loi pour l’extension du délit d’entrave à l’IVG est examinée à l’Assemblée nationale, jeudi à partir de 10h30.
Comme vous le savez, cette PPL propose d’étendre le dispositif d’entrave à l’IVG aux moyens de communication développés sur Internet pour perturber l’accès des femmes ou exercer des pressions morales et psychologiques à l’encontre des femmes qui souhaitent s’informer sur une IVG.

Le site ivg.gouv.fr et le numéro vert font l’objet d’une concurrence qui vise délibérément à empêcher les femmes d’accéder à l’information, aux conseils, et à l’ensemble des démarches prévues par la loi.

Combattre la désinformation des femmes en matière d’IVG et de contraception ne remet pas en cause la liberté d’expression et d’opinion des auteurs des sites opposés à l’IVG qui induisent consciemment en erreur les femmes, des jeunes filles, en proposant des arguments qui sont en réalité des mensonges.
La liberté d’expression se situe sur le champ des opinions mais ne saurait remettre en cause des données scientifiques. L’IVG ne rend pas stérile pas plus que la contraception…

La lecture des amendements déposés est sans équivoque : une partie de l’hémicycle souhaite engager un débat de fond sur le droit à l’avortement, invoquant notamment le « droit à la vie », le « droit de l’enfant à naître » et remettre en cause les acquis en matière d’IVG (délai de réflexion, détresse, etc.).
Ne laissons pas faire, soutenons activement la proposition de loi concernant le délit d’entrave numérique. Aujourd’hui les anti-IVG ne manifestent plus seulement dans les rues mais aussi sur internet.

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