Le calvaire de Mahado #StopViolDjibouti

Le calvaire de Mahado #StopViolDjibouti

Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité condamne fermement l’acte ignoble et abject commis à l’encontre de Mahado Daher Chireh, le 25 septembre à Ali Sabieh par des délinquants criminels.

Séquestrée, violée, mutilée et battue à mort, Mahado a été victime des violences des hommes qui n’ont aucune limite dès qu’il s’agit des femmes.

Pour ce cas d’une rare violence révélé, bien d’autres formes de violences sont commises chaque jour à l’encontre des femmes djiboutiennes, sans que cela n’interpellent les dirigeants de ce pays et ne suscitent aucune réaction de leur part.
Le COFEDVI demande justice pour Mahado et exige des autorités Djiboutiennes de condamner avec la plus grande sévérité les auteurs de ces actes horribles.
Ces agissements inqualifiables de torture et de viol en groupe sont les conséquences des rapports de domination des hommes à l’égard des femmes et de l’impunité des viols commis dans les régions Nord et Sud Ouest du pays depuis des nombreuses années par les soldats de l’AND

Le gouvernement djiboutien doit respecter toutes les conventions et traités relatifs à la protection des femmes et assurer la protection de toutes les femmes djiboutiennes, notamment les habitantes des zones rurales victimes de toutes sortes de violences de la part de l’armée djiboutienne.

Le COFEDVI demande l’application de la CEDAW, Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, des Nations-Unies qui établit en son article 4.c que les États ont le devoir «d’ agir avec la diligence voulue pour prévenir les actes de violence à l’égard des femmes, enquêter sur ces actes et les punir conformément à la législation nationale, qu’ils soient perpétrés par l’État ou par des personnes privées. »
Pour mémoire, Djibouti a ratifié cette Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), le 31 octobre 1994 ainsi que son Protocole facultatif le 2 février 2005.

Fait à Montreuil, Pour le COFEDVI
27 septembre 2018 Aicha Dabalé Ahmed

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